L’essentiel — Depuis le 22 octobre 2026, les personnes qui n’ont pas touché la première aide peuvent vérifier leur éligibilité à la nouvelle indemnité carburant de 100 €. Le dispositif vise les actifs qui utilisent leur véhicule à des fins professionnelles et remplissent des critères de revenus, de distance et de véhicule. Le simulateur officiel reste le point de départ.
Une nouvelle période d’aide de 100 euros
L’aide carburant dite « grands rouleurs » est renouvelée pour la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2026. Le montant annoncé est de 100 euros pour ces trois mois. Le dispositif a été conçu pour soutenir des travailleurs qui dépendent de leur véhicule pour leurs déplacements professionnels et dont les ressources respectent les critères fixés. Il ne s’agit pas d’une remise automatique à la pompe, mais d’une indemnité forfaitaire attribuée après vérification des conditions applicables.
La nouvelle période intervient après une première aide couvrant avril à septembre 2026. Les personnes qui avaient déjà bénéficié de cette première période doivent, selon l’administration fiscale, recevoir automatiquement un nouveau versement de 100 euros, sans nouvelle demande. Pour celles qui n’avaient rien reçu auparavant, les critères de revenus ont été élargis et le guichet de demande est annoncé comme accessible à partir du 22 octobre 2026. Il faut vérifier sa situation sur le site officiel.
Le calendrier est important : au 23 octobre 2026, la nouvelle demande est désormais ouverte selon l’information publiée par impots.gouv.fr. Ne vous fiez pas à d’anciens articles qui mentionnent uniquement la date limite de septembre, car ils concernent la période précédente. Vérifiez la date de mise à jour des informations et utilisez le simulateur officiel avant de remplir le formulaire. Le fait de remplir un seul critère ne garantit pas l’attribution : les conditions sont cumulatives.
Qui peut être considéré comme un grand rouleur ?
Le dispositif vise les personnes qui utilisent un véhicule pour se rendre au travail ou dans le cadre de leur activité professionnelle. Pour la distance, il faut soit parcourir au moins 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le lieu de travail, soit réaliser au moins 8 000 kilomètres par an dans le cadre de l’activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus. Ces deux critères sont alternatifs : il n’est pas nécessaire de remplir les deux, mais il faut satisfaire l’un d’eux.
La distance doit correspondre à une utilisation réelle du véhicule dans le cadre professionnel. Le simple fait de posséder une voiture, de l’utiliser pour les courses ou de partir en vacances ne suffit pas. Si vous effectuez plusieurs déplacements dans une journée, vérifiez la façon dont l’administration définit le kilométrage professionnel et les justificatifs qu’elle peut demander. Ne gonflez pas les distances pour entrer dans le dispositif : l’administration peut contrôler les déclarations après le versement.
Les salariés et certains travailleurs indépendants peuvent être concernés, sous réserve des autres conditions. Les situations particulières, comme un emploi à plusieurs lieux d’intervention ou une activité avec des déplacements fréquents, méritent une lecture attentive de la notice officielle. Si vous travaillez à domicile et utilisez rarement votre véhicule pour une activité professionnelle, ne supposez pas que la possession d’un véhicule thermique suffit. Le simulateur permet de confronter votre situation aux critères en vigueur avant d’engager la démarche.
Les critères de revenus : ce qu’il faut vérifier
L’administration indique un revenu fiscal de référence par part, au titre de 2024, inférieur ou égal à 16 880 euros dans les conditions générales du dispositif. À partir d’octobre 2026, les seuils ont été relevés pour élargir le nombre de bénéficiaires. Service Public cite notamment un salaire net allant jusqu’à 2 035 euros pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple avec un enfant et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants, sous réserve de la condition d’usage du véhicule pour aller travailler.
Ces montants ne doivent pas être transformés en un calcul improvisé à partir du seul salaire du mois courant. Les conditions officielles peuvent faire intervenir la composition du foyer, la référence fiscale et les règles précises du dispositif. Si votre situation a changé depuis 2024, si vous avez plusieurs revenus ou si votre foyer comprend des personnes à charge, le simulateur est plus sûr qu’une comparaison rapide avec un seuil trouvé dans un article ancien.
Pour préparer la vérification, gardez votre avis d’impôt sur les revenus de 2024 à portée de main et identifiez votre revenu fiscal de référence ainsi que le nombre de parts. Le simulateur officiel doit ensuite vous indiquer si vous pouvez poursuivre vers le formulaire. Si le résultat est négatif ou ambigu, lisez les explications administratives et les mises à jour du dispositif avant de conclure. Les seuils peuvent être repris de façon incomplète sur des sites secondaires, ce qui crée des erreurs évitables.
Quels véhicules sont acceptés et lesquels sont exclus ?
Le véhicule doit être utilisé à des fins professionnelles et répondre aux conditions administratives prévues. Le dispositif couvre des véhicules terrestres à moteur à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, régulièrement assurés à la date de la demande et non considérés comme endommagés au sens du code de la route. Il faut donc vérifier à la fois la motorisation, l’assurance et le statut du véhicule, pas seulement son immatriculation.
Les informations officielles excluent notamment les véhicules électriques ou à hydrogène, les véhicules agricoles, les poids lourds, les quadricycles lourds à moteur et les véhicules de fonction ou de service. Ces exclusions sont importantes, car certains véhicules peuvent être utilisés pour travailler sans être éligibles à cette aide particulière. Si vous utilisez un véhicule prêté par votre employeur ou une voiture de société, ne déposez pas une demande en supposant que les mêmes règles s’appliquent à un véhicule personnel.
Avant de commencer, vérifiez la carte grise, le numéro d’immatriculation et la couverture d’assurance. Si le véhicule a changé de propriétaire, de statut ou de motorisation, vérifiez précisément les conditions au moment de la demande. L’aide ne peut être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule et un même usager selon les règles publiées. En cas de doute, demandez une clarification à l’administration plutôt que de tenter plusieurs demandes pour un seul véhicule.
Comment faire la demande à partir du 22 octobre ?
La procédure officielle comporte deux étapes. Commencez par le simulateur proposé sur impots.gouv.fr : il pose des questions destinées à vérifier l’éligibilité au dispositif. Si le résultat est favorable, un accès au formulaire de demande est proposé. Cette étape est utile parce qu’elle évite de remplir un formulaire sans respecter les conditions de base. Utilisez le domaine officiel en le saisissant directement dans le navigateur plutôt que de cliquer sur un lien reçu par SMS.
Le formulaire demande notamment l’état civil, le numéro fiscal, l’immatriculation du véhicule et les informations de carte grise nécessaires. Le demandeur doit également certifier qu’il respecte les conditions d’utilisation professionnelle et de kilométrage. Préparez ces informations avant de commencer, afin de ne pas interrompre la procédure ou de saisir des données approximatives. Si un champ n’est pas clair, consultez les explications de l’administration et évitez de deviner une réponse.
Après validation, conservez la confirmation, le numéro de suivi et une copie des éléments transmis. L’administration indique que le versement intervient généralement sur le compte bancaire utilisé pour la déclaration annuelle de revenus, avec un délai d’environ dix jours après la demande lorsque les conditions sont remplies. Ce délai est une indication et non une promesse de traitement identique pour tous les dossiers. Surveillez votre espace fiscal et votre compte bancaire sans transmettre de codes à un tiers.
Si vous avez déjà reçu la première aide
Les bénéficiaires de l’aide couvrant avril à septembre 2026 n’ont, selon impots.gouv.fr, aucune nouvelle demande à déposer pour la période d’octobre à décembre. Un versement de 100 euros est prévu automatiquement. Si vous pensez faire partie de cette catégorie, vérifiez les informations officielles et les mouvements de votre compte bancaire avant de soumettre une nouvelle demande. Le fait de ne pas voir immédiatement le paiement ne signifie pas nécessairement qu’un nouveau formulaire est requis.
La première aide a été versée selon les critères de la période précédente. Le renouvellement élargit les seuils de revenus pour permettre à davantage de personnes d’être éligibles, mais il ne faut pas supposer que tous les foyers remplissent les conditions. Si vous n’aviez pas bénéficié de la première période, le parcours est différent : passez par le simulateur mis à jour puis par le formulaire disponible à partir du 22 octobre. Les deux situations ne doivent pas être confondues.
Si vous avez changé de banque, de véhicule ou de situation depuis la première demande, vérifiez les informations de votre espace fiscal et les règles publiées. Ne communiquez pas votre numéro fiscal complet ou vos coordonnées bancaires à une personne qui vous appelle en prétendant accélérer le versement. L’administration fiscale précise la procédure sur son site ; en cas de difficulté, utilisez les moyens de contact officiels et gardez la trace des échanges.
Les justificatifs à conserver et les erreurs à éviter
L’administration fiscale peut contrôler l’éligibilité après le versement et demander des documents justificatifs. Service Public indique qu’il faut conserver pendant cinq ans les éléments permettant d’établir que les conditions étaient réunies. Il peut être utile de garder l’avis d’impôt concerné, les informations relatives au véhicule, les justificatifs d’assurance et les éléments permettant d’expliquer les distances parcourues. La liste exacte dépend de la situation : suivez les demandes officielles et ne créez pas de justificatifs artificiels.
Une erreur fréquente consiste à confondre kilomètres parcourus pour les loisirs et déplacements professionnels. Une autre consiste à utiliser les revenus de la mauvaise année fiscale ou à ignorer la composition du foyer. Avant de valider, relisez les réponses et vérifiez les documents. Si vous découvrez une erreur après l’envoi, consultez la procédure de correction ou contactez l’administration par un canal officiel. N’envoyez pas plusieurs formulaires contradictoires sans explication, car cela peut compliquer le traitement.
Méfiez-vous des sites qui promettent de garantir l’aide, facturent un service de demande ou réclament des codes de connexion. La demande doit passer par les services officiels, et l’éligibilité dépend des conditions administratives. Une personne qui vous promet un versement certain avant d’avoir vérifié votre situation ne peut pas garantir le résultat. Les informations personnelles et fiscales sont sensibles : ne les saisissez que sur un site officiel dont l’adresse est correcte et dont vous avez vérifié l’identité.
Que faire si le simulateur répond que vous n’êtes pas éligible ?
Un résultat négatif peut venir d’un critère de revenu, de distance, de motorisation ou de statut du véhicule. Relisez les réponses une à une et vérifiez qu’aucune information n’a été mal saisie. Ne modifiez pas une réponse uniquement pour obtenir un résultat positif : la déclaration finale doit correspondre à votre situation réelle. Si un critère semble mal interprété, consultez la notice et les questions-réponses publiées par l’administration, puis demandez une précision si nécessaire.
Si votre revenu est proche du seuil, ne vous fiez pas à une estimation approximative de votre salaire mensuel. Le dispositif utilise des conditions fiscales et des seuils de ressources définis par les autorités, et les nouvelles règles d’octobre ont été élargies. Le simulateur officiel est donc préférable aux calculs trouvés sur un forum. Si votre foyer ou votre situation professionnelle est atypique, conservez les documents qui expliquent votre situation et suivez les indications de l’administration.
Si vous n’êtes pas éligible à cette indemnité, cela ne signifie pas qu’aucun soutien lié aux déplacements ne peut exister dans votre situation. Les dispositifs destinés aux salariés, aux indépendants ou à certaines professions ne sont pas tous identiques. Consultez les informations officielles sur les aides carburant et les remboursements de frais correspondant à votre statut. Évitez toutefois de cumuler des aides sans vérifier leurs règles : l’existence d’un autre dispositif ne modifie pas automatiquement les critères de l’aide grands rouleurs.
La checklist avant de déposer votre dossier
Avant d’ouvrir le formulaire, vérifiez cinq points : vous résidez en France et remplissez les conditions fiscales prévues ; vous utilisez votre véhicule à des fins professionnelles ; la distance domicile-travail ou le kilométrage professionnel atteint l’un des seuils requis ; le véhicule correspond à une motorisation acceptée et il est assuré ; vos revenus et la composition de votre foyer respectent les règles applicables. Cette vérification préalable vous évite de déposer une demande sur la base d’une seule condition.
Préparez ensuite les informations nécessaires : numéro fiscal, état civil, immatriculation, données de carte grise et coordonnées bancaires enregistrées dans votre espace fiscal. Passez par le simulateur officiel, puis suivez le lien vers le formulaire si vous êtes éligible. Enregistrez la confirmation et notez la date de la demande. Si vous aviez déjà touché l’aide précédente, vérifiez d’abord le versement automatique annoncé au lieu de refaire une démarche inutile.
Au 23 octobre 2026, la période d’aide d’octobre à décembre est en cours et la demande pour les nouveaux bénéficiaires est annoncée comme ouverte depuis le 22 octobre. Les conditions et les dates peuvent être mises à jour : vérifiez toujours la page officielle avant de transmettre vos informations. Le plus important est de distinguer les règles confirmées des résumés incomplets, de ne jamais payer un intermédiaire pour garantir l’aide et de conserver les justificatifs pendant la durée indiquée par l’administration.
Sources et pour aller plus loin
Pour vérifier les informations et approfondir le sujet :
Service Public — aide pour les travailleurs grands rouleurs, dispositif renouvelé et étenduImpots.gouv.fr — extension de l’aide de 100 € pour les travailleurs grands rouleursMinistère de l’Économie — aide carburant pour les grands rouleursImpots.gouv.fr — simulateur officiel de l’aide carburantCet article est publié par la rédaction de VIVA Magazine. Une correction à proposer ? Contactez-nous.